Voilà… je le savais mais voici les chiffres officiel du ministere. Maniere qu’on arrete de dire qu’en France nous payons trop de taxes…
Petit résumé (Le reste ici):

Income Tax rates 2007-2008 by tax band and type of income

Income Tax band Income Tax rate on earned income Income Tax rate on savings Income Tax rate on dividends
£1 to £2,230Starting rate: 10% 10% 10%
£2,231 to £34,600Basic rate: 22% 20% 10%
£34,601 and aboveHigher rate: 40% 40% 32.5%

Cet article est en cours d’écriture. Cela vous permettra notament de surfer en toute impunité depuis votre boulot mais aussi pour les plus rebelles de jouer a des jeux depuis votre boulot…

Stay tuned :)

Pourquoi continuer à vivre dans un pays de merde, régit par un gros connard arriviste, perclus par le discours des déclinologues et des zélotes de la dette?
Je ne me pose plus la question pour moi c’est clair, l’avenir de la France se fera sans moi.
Je repars pour la Perfide Albion, ou je vais avoir:

  • Un poste avec des responsabilités (je n’ai que 30ans c’est pas dans l’Hexagone que ça m’arriverait ce genre de chose)
  • 37h de travail par semaine (so much for the UMP fuckers)
  • Un salaire augmenté de 200% (triplé donc, pour les imbéciles qui ont voté Sarko)
  • Une mutuelle et un fond de pension payés par ma nouvelle boite
  • 25 jours de vacances par an
  • + 8 jours fériés inamovibles (en Grande-Bretagne lorsque ça tombe un samedi ou un dimanche, le jour férié est reporté au lundi suivant)
  • Pouvoir dire : “Fuck France” et m’entendre dire en réponse : “Yes, fuck them all!!! Those fucking Frogs’ fuckers”

Je ne résiste pas au fait de cité ici un chanson fabuleuse de Renaud, qui reflète bien l’état d’esprit dans lequel je suis…

Etre né sous l’signe de l’hexagone,
on peut pas dire qu’ca soit bandant
si l’roi des cons perdait son trône,
y aurait 60 millions (moins 1) de prétendants.

Je rentrais benoîtement de mes petites emplettes du lundi soir. Enfin, je dis du lundi soir… Comme si je faisais les courses tous les lundis soirs. Bref, je revenais chez moi quand le vieux monsieur du Premier étage me double, ouvre la grille devant moi et me tient ensuite la porte, pour faciliter mon passage sans que j’aie à me décharger pour déclencher la porte. Les salutations et remerciements d’usage passés, il me demande à quel étage je vis. Je suis le monsieur du Quatrième. Je le sens intéressé.

- Et vous donnez où ? Sur la place Machin ou sur la rue Bidule ?
- Ah nonon, j’ai mes six fenêtres sur la rue Bidule.

Il semble sauter sur l’occasion.

- Ah ! (il pose sa main sur mon bras et prend un air de conspirateur) Et le bruit vous gêne pas ?
- Oh, vous savez, j’ai déjà habité dans des villes bien plus animées…
- Non mais le kébab, le soir, ils vous empêchent pas de dormir ?

Nous y voilà. Dans ces cas-là, je fais mon naïf un peu hautain.

- Non, vous savez : primo je m’endors très tard, secundo c’est pas moi qui vais me plaindre qu’il y ait des restaurants qui restent ouverts un peu tard : quand je sors du théâtre ou du cinéma, je suis bien content de manger un morceau au kébab. Pas un seul commerçant n’est foutu de rester ouvert après vintg-trois heures !
- Ah… (je le sens déçu, pépé) Parce que quand même, vous comprenez (mais oui, je comprends quel bulletin tu glisses dans l’urne, surtout), ils font du bruit, alors bon, on est en France quand même (ah ben tiens), on est des gens civilisés ! Moi, si je voulais être tranquille, j’irais à la campagne (je ne te retiens pas, grand-père), mais là je reste en ville pour avoir mes petits-enfants la semaine, et on peut pas être tranquille ! Ils hurlent (qui ça ? les libanais ou tes petits enfants ?), ils secouent leurs tapis (ah oui, les libanais) ou je sais pas quoi (et ils mangent les chiens et les enfants, aussi), là, ils font du ménage à une heure du matin, mon oeil (oui, le métèque est sale, suis-je bête)!
- Vous savez, on est en plein centre ville, et par expérience, je peux vous dire que c’est cent fois moins bruyant que des vrais centre-ville (et toc, bouseux !).
- Mais enfin, comprenez-moi, ils ont fait des menaces de mort à ma femme, alors on est allés porter plainte (”Va sucer des bites en enfer” c’est une menace de mort ?) ! Ca fait cinquante-cinq ans que je suis du quartier (collabo !), c’est pas eux qui vont me faire partir ! Y a des personnes âgées, là, qui veulent être tranquilles ! Et je fais pas ça pour moi, elles veulent que je m’en occupe (ah le saint homme)… Alors on a fait une pétition. … vous signeriez, vous ?
- Il n’est pas question que je signe, pardonnez-moi.
- Et oui, vous voulez pas d’ennuis… (dit-il d’un air entendu)
- Pas du tout, c’est que je ne vais pas prétendre que je trouve que ce restaurant est gênant alors que je suis ravi qu’il existe et que je ne suis pas incommodé par le bruit. Vous savez, je garde mes fenêtres ouvertes, et je suis plus gêné par le manège de la Mairie que par le kébab, vraiment (entre le manège et les cloches, je sais pas qui je tuerais en premier des gosses ou des curés).
- En plus ils ont mis une terrasse !… Alors on est allés à la Mairie après avoir déposé plainte, et on a demandé à ce qu’ils la retirent, parce que ça gêne les livraisons et le passage des voitures, tout ça… C’est pour la sécurité, vous comprenez (la sékurité, bien sûr ! l’argument suprême ! le kébab : le chaos près de chez vous).
- Oui, enfin, c’est semi-piéton, quand même… (pointillé-je)
- SEMI-piéton, SEMI ! (il brandit un index magistral)
- Oui enfin, la terrasse, elle est réapparue, vous savez, les patentes de terrasse, ça ne se donne ni ne se retire en claquant des doigts (j’ai posé mon sac plastique Casino et je claque des doigts, ça résonne dans l’escalier) - c’est un droit très contrôlé et y a des policiers municipaux partout - mais la Mairie a raison de favoriser l’activité, sinon les rues après, la nuit, sont de moins en moins sûres : vous qui parliez de sécurité, faudrait savoir (à la fin de l’envoi, je touche !)…

Comme j’ai dit ça avec le sourire, le monsieur, je lui cloue le bec. Je reprends mon escalier d’un air naïf :

- Enfin bref, bonne soirée, monsieur.
- ’soir, euh… monsieur.

Ce monsieur, il arbore des drapeaux tricolores à son balcon. Pourtant, c’est marrant, je ne suis pas convaincu qu’il ait voté Ségolène Royal.

Je reste assez interloqué par la nomination d’Alain Juppé au Ministère de la Mode, de la Planification et du développement des haricots. Non pas parce qu’il a été condamné pour « abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux, et prise illégale d’intérêt », et dont le premier jugement spécifiait « Alain Juppé dans la quête de moyens humains lui apparaissant nécessaires pour l’action du RPR a délibérément fait le choix d’une certaine efficacité en recourant à des arrangements illégaux […] Que la nature des faits commis est insupportable au corps social comme contraire à la volonté générale exprimée par la loi ; qu’agissant ainsi, Alain Juppé a, alors qu’il était investi d’un mandat électif public, trompé la confiance du peuple souverain. […] » , mais le second « Il est regrettable qu’au moment où le législateur prenait conscience de la nécessité de mettre fin à des pratiques délictueuses qui existaient à l’occasion du financement des partis politiques, M. Juppé n’ait pas appliqué à son propre parti les règles qu’il avait votées au parlement. Il est également regrettable que M. Juppé, dont les qualités intellectuelles sont unanimement reconnues, n’ait pas cru devoir assumer devant la justice l’ensemble de ses responsabilités pénales et ait maintenu la négation de faits avérés. Toutefois, M. Juppé s’est consacré pendant de nombreuses années au service de l’État, n’a tiré aucun enrichissement personnel de ces infractions commises au bénéfice de l’ensemble des membres de son parti, dont il ne doit pas être le bouc émissaire. », il a payé sa dette à la société, et n’a de ce fait pas a être un pariât.

Néanmoins, je m’étonne de sa nomination à un emploi public. La justice Française serait-elle à géométrie variable?
Je raconte ça parce que j’ai une proche amie brillante, promise à une très belle carrière universitaire, dont les rêves ont été brisés par une imbécile inscription dans le bulletin n°2 de son casier judiciaire. En effet, une inscription au bulletin n°2 grille toutes chances de postuler à un emploi public.

Pourtant, en faisant deux trois recherches, on trouve assez facilement la deuxième délibération clémente d’Alain Juppé qui spécifie:
La Cour, après en avoir délibéré,
(…)
Condamne M. Alain Juppé à la peine de quatorze mois d’emprisonnement avec sursis et à la peine complémentaire d’interdiction des droits de vote et d’éligibilité pour une durée d’un an, en application de l’article 432-17 du code pénal,
Rejette la demande de dispense d’inscription de la condamnation sur le bulletin n° 2 de son casier judiciaire,

J’en déduis donc que mon amie pourra dès demain se présenter à des concours de la fonction publique. J’en connais une qui va être contente!

Je ne fais pas de procès d’intention, je ne joue pas l’accusation à la petite semaine, je jure ne pas être de mauvaise foi : depuis ce ouikende, tous les soirs, vers dix-sept, dix-huit heures, je suis pris de maux de tête lancinants. Est-ce à dire que je souffre de sarkozyte aigüe ?

Je dois avouer que cela m’a très bêtement rassuré de le voir déglutir un peu penaudement quand Debré, ce vieux crocodile chiraquien, président placé du Conseil constitutionnel, lui a signifié son élection par plus de dix-huit millions de dingues. Cette déglutition un peu gênée, ce discret mouvement du larynx, très symbolique de l’étranglement que produit le pouvoir sur celui qui l’exerce, m’a tout bonnement réjoui.

Qu’il en étouffe.

THE ONION, Monday July 21st 1969

Et voilà…
Je ne peux pas vivre en Sarkozyland et j’ai donc décidé de prendre mes responsabilités: démissionner et, à l’instar de De Gaulle en 1940, partir (repartir) chez moi à Londres pour y faire définitivement ma vie.

J’en ai assez de la France, je ne la reconnais plus:

  • Les patrons Français, les plus cons du monde, confondent trop souvent libéralisme et féodalisme.
  • Les Français, quant à eux, confondent démocratie et démagogie, critiques constructives et coups de pieds dans la fourmilière, vitesse et précipitation.

Si les choses continuent dans la même direction je vais même commencer à sérieusement envisager de changer de nationalité.

Aujourd’hui j’ai honte d’être Français…

Pensant depuis un moment que les carottes étaient cuites, j’ai accepté hier soir d’être scrutateur afin de dépouiller les votes du deuxième tour de la présidentielle Française. Au delà d’accomplir un geste citoyen, c’était l’occasion de participer au processus démocratique et de rafraîchir mes quelques lointaines notions d’éducation civique. Normalement, les scrutateurs sont choisis par les mandataires de chaque candidat, néanmoins par manque de disponibilité, les mandataires font appel à des électeurs du bureau présents et volontaires.
La soirée s’est déroulée de cette façon:
Après la fermeture du bureau, les assesseurs et délégués des candidats ont réarrangé la salle en y disposant 4 tables de 4 personnes. Une fois les bulletins comptés par les assesseurs, ils ont été divisés en grandes enveloppes de 100 bulletins puis distribuées à chaque table.
Les scrutateurs ouvrent l’enveloppe contenant les 100 bulletins les recomptent et le travail de comptage est lancé.
Le premier scrutateur extrait le bulletin de chaque enveloppe et le passe déplié au deuxième scrutateur. Le deuxième scrutateur lit à haute voix le nom du candidat porté sur le bulletin que lui a remis le premier scrutateur ; les troisième et quatrième scrutateurs relèvent sur les feuilles de pointage préparées à cet effet les suffrages obtenus par chaque candidat. Une fois les opérations de lecture et de pointage terminées, les scrutateurs remettent au bureau les feuilles de pointage signées par eux.

La où ça devient marrant c’est lors du dépouillement de bulletins nuls. En effet, il y a plusieurs catégories de nuls, et il faut alors réfléchir pour faire rentrer les bulletins nuls dans des cases. Vous trouverez ci-joints les différentes possibilités certaines tirées par les cheveux :

1° Les bulletins imprimés différents de ceux fournis par l’administration ;

2° Les bulletins manuscrits ;

3° Les bulletins établis au nom d’un candidat ne figurant pas sur la liste officielle arrêtée par le Conseil constitutionnel avant chaque tour de scrutin (liste communiquée par le représentant de l’Etat) ;

4° Les bulletins blancs ;

5° Les bulletins trouvés dans l’urne sans enveloppe ;

6° Les bulletins ne contenant pas une désignation suffisante :

7° Les bulletins sur lesquels les votants se sont fait connaître et les bulletins contenus dans les enveloppes sur lesquels les votants se sont fait connaître ;

8° Les bulletins trouvés dans des enveloppes non réglementaires ;

9° Les bulletins sur papier de couleur ;

10° Les bulletins portant des signes intérieurs ou extérieurs de reconnaissance et des bulletins contenus dans des enveloppes portant ces signes ;

11° Les bulletins portant des mentions injurieuses pour les candidats ou pour des tiers et les bulletins contenus dans des enveloppes portant ces mentions ;

12° Les bulletins établis au nom de candidats différents lorsqu’ils sont contenus dans une même enveloppe ;
13° Les enveloppes sans bulletin.

Les scrutateurs se mettent d’accord sur la raison du nul, et signent tous le bulletin qu’ils glissent dans un enveloppe à cet effet.

L’imagination des votants nuls est sans limite, nous en avons eu quelques exemples, outre les comiques aigris Bayrouistes ayant insérés des bulletins “François Bayrou”, ou raturés des bulletins afin d’y écrire leur nom de leur champion, nous avons eu droit à quelques tracts anarchistes, mais le meilleurs bulletin nul est par chance revenu à ma table. Il consistait en un billet de 5 euros accompagné d’un petit mot “Ne sachant faire de choix, vous trouverez ci-joint 5 euros afin d’aller boire un verre à ma santé”. Les assesseurs n’avaient jamais vu ça :-)
Pour la petite histoire, nous n’avons pas subtilisé les 5 euros, ils sont revenus dans l’enveloppe avec notre signature et direction l’enveloppe des nuls. En espérant que les historiens du XXIIème siècle tombent sur cette petite perle :-)

Le mémento explicatif du déroulement d’un dépuillement

Serge Portelli est membre du syndicat de la magistrature. Son livre “Ruptures”, dressant le bilan de Sarkozy au ministre de l’intérieur, devait être publié par Michalon… qui vient mystérieusement d’y renoncer au dernier moment, empêchant toute publication chez un autre éditeur avant les élections.

Diffusez largement, ce livre sur le bilan de Sarkozy, car il vient d’être censuré par l’éditeur MICHALON qui a subi des pressions.

Téléchargez le ici: Ruptures de Serge Portelli

UPDATE: à lire aussi, merci Nico pour l’info, le billet sur BigBangBlog qui essaye d’apporter un éclairage différent sur cette histoire.

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